G7 et chaînes en or

Parce qu’on ne me le demande pas, j’avais envie d’enfoncer quelques portes ouvertes en donnant mon avis sur le G7.

Et le G7, je suis pour.

Les personnes qui s’organisent autour d’un anti-G7 ont tout mon respect. Surtout si c’est une lutte non violente. Qu’ils organisent des conférences, des meetings, des ateliers ! Qu’ils portent la bonne parole à ceux qui ne croient pas qu’une autre société soit possible.

Non pas que je le souhaite, que j’avais envie qu’il ait lieu, et à Biarritz qui plus est, non. Mais je n’ai rien fait pour l’empêcher. Et nous sommes nombreux à n’avoir rien fait. Et pourtant, nous aurions pu. C’était, et ça l’est encore pour les G (7, 8, 20 ou n) à venir, à notre portée.

Quant à ceux qui veulent aller au contact, qui veulent casser, que ce soit du mobilier urbain ou du CRS, il est évident qu’ils n’ont pas compris que leurs seules contributions seront un détournement des dépenses de la villes ou de l’état vers la réparation de tout ce qui aura été endommagé au détriment d’éventuels services publics (car c’est ainsi que la communication se fera) et une réaffirmation de la nécessité de l’état d’urgence permanent, liberticide mais ô combien sécurisant pour le citoyen lambda.

Vous avez tous entendu ou lu ceci : jadis les esclaves avaient des chaînes, aujourd’hui ils ont des dettes. Nous avons confondu confort et niveau de vie avec qualité de vie. Et dans cette quette du « toujours mieux » nous avons cédé aux sirènes de la consommation. Du crédit, de l’engagement, de l’abonnement, du renouvellement anticipé, de l’obsolescence programmée. On joue le jeu de tout ça.

Les banques nous tiennent par nos dettes. Les grands capitaux font ainsi de nous ce qu’ils veulent et pour orchestrer tout cela mettent en place le dirigeant qui fera ce qu’ils lui demanderont de faire pour nous asservir toujours un peu plus, capter nos revenus et notre liberté.

Au lieu de parler de nous, je vais parler de moi, se reconnaisse qui voudra dans ma réflexion.

Comment faire en sorte que le G7 disparaisse ou qu’il ait réellement un sens pour les citoyens du monde ? Comment dire aux banques que je ne veux plus être leur esclave ? Comment minimiser l’emprise de ce système consumériste sur ma personne ?

Voici quelques idées hyper connues (à creuser) en vrac :

Au niveau individuel :

  • Aujourd’hui il est impossible de consommer sans moyen de paiement. Mai peut-être qu’on peut moins les utiliser. Avoir un compte en banque n’est pas une obligation légale (à ma connaissance) mais on ne peut pas faire sans. Ceci-dit, retirer l’argent disponible (comprenez laisser sur le compte de quoi garantir les prélèvements) et ne payer qu’en espèces limiterait le surendettement. Je ne peux payer qu’avec l’argent que j’ai sur moi. Cela signifie aussi renoncer au découvert autorisé.
  • Économiser pour acheter et non acheter à crédit. Il faut être patient c’est certain. Mais je ne serais pas tenu de respecter des mensualités fixes et l’achat fait, je resterais libre. Évidement je ne parle pas ici des achats immobiliers, un financement semble indispensable dans ce cas. Cependant dans un nouveau système on pourrait envisager un nouveau type d’organisme prêteur bienveillant.
  • Renoncer au smartphone. Sur un plan environnemental (pollution) et éthique (travail des enfants, exploitation des travailleurs) les smartphones sont une aberration. Sur le plan social, je ne suis plus qu’un numéro, celui de mon téléphone ou plus précisément mon identifiant publicitaire. Les opérateurs téléphoniques et internet épient ma vie et me propose toutes sortes de produits à acheter en fonction de mes trajets, de mes habitudes, etc. Je suis soumis à une forte pression publicitaire qui stimule mon envie et alors que je n’ai pas nécessairement besoin.
  • Renoncer au supermarché. Je ne vais pas vous mentir, le drive c’est vraiment cool. Mais l’impact de la grande distribution sur les petits producteurs est destructeur. Combien d’agriculteurs se suicident tus les ans parce qu’ils sont à bout ? Et là je ne vous parle que de la France. Les paysans et fournisseurs de biens étrangers ne sont pas mieux lotis.
  • Covoiturer plus et mieux. Aujourd’hui les solutions de covoiturages sont encore balbutiantes mais il faudra bien accepter l’idée que les routes et les villes ne sont pas extensibles. Je continue à aller au bureau seul à bord de ma berline. On devrait pouvoir aisément diviser le nombre de véhicules par 2 ou 3 si on se concertait plus.
  • Revoir les réels besoins vitaux. Produire dans la mesure du possible sa propre alimentation, ses propres produits d’entretien et pourquoi pas sa propre énergie.

Cette liste n’est pas exhaustive et à toutes ces actions viendraient s’ajouter des actions collectives liée à une nouvelle gestion du pays. Mise en place d’une nouvelle république avec un fonctionnement plus participatif. Une gestion plus proche du citoyen. Mais pour arriver à changer de politique, il faudra en finir avec l’emprise que les grandes entreprises ont sur nous. Et ça commence par des gestes individuels.

Bon c’est pas tout ça mais c’est pas en glandant sur mon blog que je vais rembourser ma caisse …

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